URBEX : L’antenne Hz

La fin de l’antenne Hz

25 novembre 2015

Quelle ne fût pas ma stupeur hier soir…

Par hasard je me retrouve près de Pomerol, et que vois-je ? L’antenne Hz réduite en poussière.

C’est évidemment le cas souvent avec les lieux urbex, ils s’abandonnent, puis disparaissent. Mais cela fait toujours quelque chose de se dire que ce lieu unique et particulier dans lequel vous avez sûrement laissé votre empreinte de pas, dans lequel vous avez respiré, dans lequel vous avez pensé, ce lieu que vous avez immobilisé dans des images est à présent un simple tas de gravats au milieu de nulle part.

C’est assez triste je trouve finalement. C’est pourquoi je vous invite à visiter à nouveau ce lieu qui à présent, n’existe plus…


Nous sommes en janvier 2014…

Déçus après avoir tenté d’accéder à un ancien moulin abandonné, véritable mine d’or de machines et de véhicules à l’abandon, nous rebroussons chemin en voiture. Tout à coup, sur notre route, nous remarquons une bâtisse abandonnée. Le bâtiment est grand, sur plusieurs étages, planté au milieu d’une sorte de terrain vague en friche. Aussitôt, son style art-déco passé et ses vitres brisées nous donnent envie de nous y arrêter. Ce que nous avons fait.

L’ancienne antenne se dresse sur le toit, des anciens logements de fonction sont disposés non loin, l’espace est immense, vitré et magistral : nous avons à faire à un ancien centre de télédiffusion de France (TDF), construit à la fin des années 30 et abandonné dans le début des 70’s (source : Sud-Ouest du 19 décembre 2012).

La perle.

Je ne vous ferais pas la totalité du récit de notre visite, mais pour résumer : Au bout d’un quart d’heure de tentative plutôt sportive pour entrer dans le bâtiment…nous avons finit par opter pour une porte ouverte (lol) située un peu loin. Ne sachant pas à quoi nous attendre à ce moment là, nous plongions dans le noir d’un sous-sol humide et immense, à tâtons.

Nous fouinons partout : à quatre c’est chose assez aisé, dès que quelqu’un repère quelque chose, il alerte les autres. Nous prenons des photos, mais, il ne faut pas se mentir, l’endroit est complètement vide. Il ne reste rien. La plupart des pièces ont été visités par des squatteurs et des casseurs (visiblement depuis plus de trente ans). Des graphs, pour certains magnifiques, ornent les murs côtoyant les inscriptions laides et insultantes de quelques rageux gamins en quête de sensations.

Le sol est jonché de déjections de pigeons fossilisées par les années. Nos pas résonnent…et croustillent à mesure que nous nous déplaçons.

Nous avons progressivement gravit les quatre étages et passé tout au peigne fin. Nous sommes même montés sur le toit pour admirer l’énorme antenne hertzienne toujours debout. Après trois heures de visite, nous avons décidé de partir : les principales photos étaient dans la boîte, et la fatigue se faisait sentir. Il est toujours éprouvant de visiter des bâtiments comme celui-ci, si vastes et si chargés d’histoires.

Avant de partir : clic-clac, un dernier déclenchement pour mettre en boîte l’impressionnante structure de béton vue depuis son entrée originale. Un vaste labyrinthe qui nous aura fait frissonner et qui nous laissera à tous un souvenir impérissable.

 

Les photos de l’exploration…

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